Rencontre avec Joffrey Hubert, professeur d’Ashtanga Vinyasa Yoga au centre Qee.

Joffrey Hubert, professeur d’Ashtanga Vinyasa Yoga

Interview menée par Ixchel Delaporte

 

Quelle est la définition de l’Ashtanga Vinyasa Yoga ?

Joffrey Hubert. La pratique posturale de l’ashtanga vinyasa yoga est dynamique et intense physiquement. C’est une pratique traditionnelle d’Inde très cadrée qui fonctionne par séries, avec des postures qui s’enchaînent dans un ordre très précis. Il y a six séquences fixes de postures enchaînées, une par jour moins le jour de repos. Si on pratique deux fois par semaine, c’est un bon début. La pratique posturale est basée sur la respiration ujjayi à laquelle on rajoute l’engagement de bandhas, des verrous musculaires et énergétiques. Ensuite, il y a le vinyasa, la coordination des mouvements sur le souffle, et enfin les drishtis, des points sur lesquels le regard est fixé pendant la pratique.

 

Au-delà de la pratique posturale, que propose l’Ashtanga Vinyasa Yoga ?

Joffrey Hubert. En Occident on s’arrête souvent à la pratique posturale, mais ce n’est qu’une petite partie du Yoga. Partir du corps, c’est une sorte de prétexte pour atteindre une forme de connaissance de soi, un chemin d’éveil. Le yoga est une pratique qui se propose de vérifier un point de vue philosophique : le Samkhya. Ce point de vue nous dit que notre réalité se forme de plusieurs strates qui vont de la plus dense à la plus subtile. Dans la pratique posturale, Asana, le corps, dense, est un point de départ pour comprendre, par l’expérimentation, notre réalité.

Le vrai but du Yoga, c’est la libération de la Souffrance. Garder le corps en bonne santé facilite cette libération.

 

 

En quoi la pratique régulière du yoga propose un changement en profondeur ?

Joffrey Hubert. La pratique a un impact profond sur le corps. On se sent mieux, plus fort, délié, serein. Quand on ressent cela, on peut s’occuper du mental. La pratique posturale de l’Ashtanga Vinyasa Yoga est le résultat d’une observation profonde du corps par une longue lignée de yogis. Elle ne met pas la personne en situation de risque.

 

Le yoga peut-il aider dans le quotidien ?

Joffrey Hubert. Oui. Le confort physique est croissant. Puis prendre régulièrement une heure et demie pour soi provoque un impact sur la capacité de concentration, et surtout cela permet de prendre les choses qui nous arrivent avec un recul salvateur.

 

L ’Ashtanga Vinyasa Yoga est-il accessible à tous ?

Joffrey Hubert. Oui. Sauf au premier trimestre d’une grossesse, il est conseillé de ne pas pratiquer. Après ce trimestre, c’est possible avec quelques précautions. Certaines pathologies peuvent limiter ou modifier légèrement la pratique. L’élève ne doit pas hésiter à prévenir son professeur.

 

 

 

Publié le : lundi 12 février 2018
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