Nous sommes à peine en octobre, et pourtant beaucoup d’entre nous ressentent déjà une fatigue marquée par une baisse d’énergie, des difficultés de concentration, ou un moral en berne. Ce phénomène est courant, et il s’explique.

L’automne représente un véritable bouleversement biologique : la lumière diminue, les températures chutent, le rythme de la rentrée s’impose, parfois sur fond de charge mentale et de contexte socio-économique pesant. Notre organisme doit s’adapter à ce changement de saison, et il n’y parvient pas toujours immédiatement.

Pourquoi la fatigue automnale survient-elle ?

Le rôle de la lumière et des hormones

Notre horloge biologique régule les rythmes veille-sommeil. Elle est directement influencée par la lumière.

• Lorsque la luminosité baisse, la sécrétion de mélatonine augmente : c’est l’hormone du sommeil, qui envoie au corps le signal qu’il est temps de ralentir.

• À l’inverse, le cortisol, hormone qui aide à nous réveiller et à mobiliser notre énergie, a plus de mal à décoller le matin quand les journées raccourcissent.

Le changement de rythme

Durant l’été, nous sommes généralement plus actifs, davantage exposés à la lumière naturelle, et notre alimentation est souvent plus légère. En septembre, nous passons brutalement à un quotidien plus sédentaire, plus stressant, avec des repas souvent pris sur le pouce. Ce contraste met notre corps à rude épreuve.

La fatigue cognitive

Les neurosciences montrent qu’une surcharge d’informations et un stress chronique diminuent nos capacités attentionnelles, altèrent la mémoire de travail et même la qualité de nos décisions. C’est ce qui explique le sentiment de “cerveau saturé” que beaucoup décrivent à l’automne.

Comment soutenir votre organisme ?

Optimiser l’exposition à la lumière

Dès le matin, exposez-vous à la lumière naturelle, ou utilisez une lampe de luminothérapie (20 à 30 minutes).

Cela permet de freiner la mélatonine et de relancer le cortisol, pour mieux synchroniser votre horloge biologique.

Chouchoutez votre sommeil

Conservez des horaires réguliers de coucher et de lever, y compris le week-end. Favorisez une chambre fraîche, sombre et silencieuse. Évitez les écrans au moins une heure avant le coucher : la lumière bleue inhibe la mélatonine et retarde l’endormissement. Notre corps adore la régularité, ça l’aide à recaler son horloge interne.

Bouger régulièrement

L’activité physique, même douce (marche, yoga, Pilates), augmente la production d’endorphines et contribue à la régulation du cortisol. Dès le matin, quelques étirements ou exercices conscients activent le corps et stimulent le cerveau. En journée, variez les postures, levez-vous toutes les heures, hydratez-vous, étirez-vous : ces micro-pauses préviennent les effets délétères de la sédentarité. A l’inverse, quelqu’un qui bouge tout le temps a besoin de remettre des moments de pause, d’immobilité.

Alimentation et hydratation

Privilégiez une alimentation équilibrée, riche en nutriments, plutôt que des repas rapides et désorganisés. Assurez-vous d’une bonne hydratation. Enfin, un dosage de vitamine D peut être utile si vous êtes peu exposé à la lumière.

Les pauses psychologiques

Alternez phases d’activité et moments de repos. Reprenez le contrôle avec le temps. Les recherches en neurosciences montrent que lorsque l’on “ne fait rien”, lorsque vous « perdez votre temps », le cerveau est très actif, il trie, digère. Faire des coupures dans sa journée de travail, remettre des moments de rêverie, laisser l’esprit vagabonder un moment. Ces moments sont essentiels pour consolider la mémoire, réguler les émotions et stimuler la créativité. C’est pourquoi les idées émergent souvent sous la douche ou lors de temps de rêverie. A la pause déjeuner : Couper le téléphone portable et faites une activité qui vous fait plaisir ! « Ne rien faire » c’est faire quelque chose de bien pour nous !

Gestion du stress et régulation émotionnelle

Des pratiques comme la sophrologie, la respiration profonde, la méditation de pleine conscience, le Pilates ou le yoga doux réduisent l’hyperactivation du système nerveux. Cela permet une meilleure récupération, une baisse du cortisol, et une régulation émotionnelle plus stable.

La fatigue automnale n’est donc pas une faiblesse personnelle, mais une réponse physiologique normale à un changement d’environnement. En comprenant les mécanismes biologiques impliqués — rôle de la lumière, des hormones, de la sédentarité et de la charge cognitive — vous pouvez agir concrètement pour soutenir votre énergie et votre bien-être.

Rappelez-vous : prendre des pauses, ralentir le rythme, ce n’est pas perdre du temps. C’est au contraire donner à votre cerveau et à votre corps la possibilité de récupérer, de s’adapter et même de redevenir plus créatif.

Avec quelques ajustements simples, vous pouvez transformer cette saison parfois redoutée en une période de ressourcement.

Pour voir la vidéo complète de l'interview de Gaëlle Brunet, Sophrologue, c'est ici.

La sophrologie est une méthode corporelle et psychocorporelle. Elle favorise une meilleure harmonie entre les émotions, les pensées et les comportements, grâce à des mouvements corporels doux, des exercices respiratoires, et des images mentales.

Cet article a été rédigé par Gaëlle Brunet, sophrologue chez (q)ee Paris 9e. Pour obtenir plus de conseils et bénéficier d’un accompagnement, vous pouvez prendre rendez-vous en la contactant directement au 06.49.31.25.77.

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